Transport maritime : Serigne Mboup décline ses ambitions pour le port de Kaolack

«Aujourd’hui, le port de Kaolack, de moins d’une vingtaine de navires avant 2010, est passé à plus de 150 navires par an. Et en dépit des contraintes techniques de navigabilité du port fluvial, cette hausse le classe aujourd’hui comme deuxième port en termes de trafic de marchandises du pays». C’est ce qu’a soutenu le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, Serigne Mboup. Il l’a fait savoir en marge de la journée du chargeur sur «l’émergence des ports secondaires du Sénégal» qu’il a organisée, ce vendredi 1er février 2019, dans le cadre des activités de la quatrième édition de la Foire internationale de Kaolack, qui se tient du 25 janvier au 10 février 2019, au cœur de ville de Kaolack.

«L’objectif, faire de Kaolack un port d’éclatement»

Avec cette prouesse, l’opérateur économique est convaincu que ce port secondaire du Saloum peut «booster davantage» l’économie de sa région. Ainsi, il a pris contact avec ses amis maliens pour relever le défi. Aujourd’hui, l’ambition de Serigne Mboup est de faire de cette infrastructure maritime «un port d’éclatement» non seulement pour le transport de marchandises dans la sous-région mais aussi un marina pour des bateaux de plaisance pour l’aqua-tourisme dans le Delta du Saloum.

Il veut faire également de ce port «un point d’ancrage pour le système multimodal, mer ou chemin de fer avec le port de Mbadakhoune-Kaolack». Selon lui, 90% des mouvements sont un port d’éclatement. Et des produits qui viennent de Mbodiène peuvent aller directement en Europe, à partir du port de Kaolack.

Par ailleurs, le président de l’Union des chambres de commerce du Sénégal a révélé que «si aujourd’hui, le Sénégal se prévaut d’une croissance de 7,9% en 2017, les milliers de Pme (Petites et moyennes entreprises : Ndlr) qui composent le secteur privé national en sont pour quelque chose».

«Engagement pour relever le défi»

Cependant, il signale qu’il a déjà pris «les devants au niveau de sa chambre consulaire de base, en s’organisant en pilote des opérateurs privés régionaux pour relever le défi». Par là, Serigne Mboup entend faire «un tour de table financier pour que chacun d’entre eux s’engage dans le financement des déclinaisons locales du Pse et prendre les meilleures compétences locales, nationales ou internationales».

Soulignant que les activités du port de Kaolack ont démarré, Serigne Mboup a exprimé sa reconnaissance au ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Oumar Guèye, pour son « engagement dans ce projet qui préoccupe les populations du Saloum et du Sénégal».

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